En 2017, dans son ouvrage "La Grande Tueuse" (titre original "Pale Rider"), la journaliste scientifique, Laura Spinney, démontrait comment le contexte international et le fonctionnement de la société en 1918 ont contribué de façon décisive au bilan de la pandémie de la grippe dite "espagnole"  : "Sur le fond, ce que la grippe espagnole nous a appris, c’est qu’une autre grippe pandémique est inévitable, mais que son bilan total – qu’il soit de 10 ou de 100 millions de victimes – ne dépendra que du monde dans lequel elle se produira".
Événement majeur survenu pendant la phase de décomposition, le Covid 19 est l’événement le plus important pour la classe ouvrière mondiale depuis 1989. Cette pandémie est à la fois le produit de la décomposition du capitalisme et un facteur essentiel de son aggravation, en particulier du fait de son impact sur les conditions de vie des prolétaires. Les répercussions de cette pandémie, qui sont d'ores et déjà d'une importance historique considérable, ouvrent une ère complètement inédite pour la classe exploitée.
Au cours du 23e congrès, j’ai présenté un certain nombre d’amendements à la résolution sur la situation internationale. Cette contribution va se concentrer sur ceux de mes amendements qui ont été rejetés par le congrès et qui gravitent autour des deux principales divergences que j’ai avec les positions du congrès : sur les tensions impérialistes et sur le rapport de force global entre les classes, entre le prolétariat et la bourgeoisie. Il existe un fil conducteur entre ces désaccords et il tourne autour de la question de la décomposition.
La pandémie de covid-19 a plongé le monde dans la pire crise depuis la Seconde Guerre mondiale. Aux Pays-Bas aussi, les signes d’alarme ont commencé à retentir. Non seulement le gouvernement néerlandais a été terriblement négligent dans la lutte contre la propagation du virus, mais il a également complètement perdu le contrôle dès les premiers signes de l’épidémie.
Il est étonnant de voir à quel point des pays disposant des technologies les plus avancées sont incapables de contrôler et de contenir la propagation du virus Covid-19. Selon les partisans de la théorie du complot, tout cela cache quelque chose. Il y a bien quelque chose derrière tout cela, mais pas une conspiration. En vérité, la crise du covid-19 révèle un mode de production capitaliste en déclin qui non seulement entrave de plus en plus le développement des forces productives de la société, mais menace également la survie même de l’humanité.
Au cours des dix dernières années, les travailleurs en Belgique ont été mis à rude épreuve: la «mondialisation» et les délocalisations, la crise financière et les faillites, l'augmentation du chômage et de l'insécurité de l'emploi. En outre, les différentes crises politiques. Les intrigues politiques, ont été alimentées et intensifiées par l’éclatement de la crise du coronavirus. La combinaison de cette dernière avec la crise politique a produit un mélange explosif et a mené à une fuite de responsabilité de la part des «dirigeants» politiques et, en conséquence, à un chaos considérable dans...
Le CCI analyse la crise sociale qui résulte de la pandémie de Covid-19 comme étant la plus importante de l'histoire mondiale depuis la Seconde Guerre mondiale. C'est la raison pour laquelle il incombait à notre organisation de se mobiliser afin d'en appréhender au mieux les aspects essentiels et, notamment, prendre en compte la formidable accélération de la décomposition de la société qui est en train de se produire.
“Souillée, déshonorée, pataugeant dans le sang, couverte de crasse : voilà comment se présente la société bourgeoise, voilà ce qu’elle est. Ce n’est pas lorsque, bien léchée et bien honnête, elle se donne les dehors de la culture et de la philosophie, de la morale et de l’ordre, de la paix et du droit, c’est quand elle ressemble à une bête fauve, quand elle danse le sabbat de l’anarchie, quand elle souffle la peste sur la civilisation et l’humanité qu’elle se montre toute nue, telle qu’elle est vraiment”. Rosa Luxemburg, Brochure de Junius (1915).
“Depuis la fin du confinement, pas une semaine ne se passe sans qu’une annonce de plan social, de restructuration, voire de faillite ne soit faite” constate Le Figaro. Les prévisions des licenciements à venir en France donnent ainsi le tournis.

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