Nous publions ci-dessous un tract (signé “Fil Rouge”) sur le mouvement des “gilets jaunes”. Rédigé par des camarades issus de la tradition dite “bordiguiste”, ce tract représente une des rares voix de classe qui s’est manifestée au sujet des “gilets jaunes”. Ce mouvement, en dépit de la sympathie qu’il a pu susciter dans la population, reste extrêmement dangereux pour la conscience de classe du prolétariat. Sans lien avec la pratique héritée du mouvement ouvrier, exprimant des idéologies étrangères au prolétariat, nous l’avions dès le départ qualifié de mouvement “interclassiste”.
Dans son meeting du 24 février 2019, dans le nord de la France, la dirigeante du Rassemblement National a tenu des propos ignobles et mensongers sur le sort des migrants en France. Avec un aplomb sidérant, Marine Le Pen a prétendu qu’ “un migrant fraîchement débarqué peut toucher plus qu’un retraité ayant travaillé toute sa vie” !
En apparence, la situation sociale semble agitée. Les “gilets jaunes” ne désarment pas après plus de quatre mois de mobilisation. Les syndicats multiplient les grèves locales et les journées d’action. Certains appellent même à une “convergence des luttes”....
CRS = SS, Les origines (1948 : quand la police attaquait les mineurs en grève) Lors de la dernière journée de grève générale du 5 février, appelée par la CGT, les CRS ont encore envoyé des gaz lacrymogènes pour disperser la manifestation qui se déroulait dans le calme à Paris. Les forces de l’ordre n’ont pas hésité une fois de plus à tabasser lâchement des femmes et des retraités qui défilaient tranquillement (avec ou sans gilet jaune) pour protester contre toutes les mesures d’austérité du gouvernement Macron.
Il y a un siècle, un vent d’espoir soufflait sur l’humanité. En Russie d’abord, la classe ouvrière était parvenue à prendre le pouvoir. En Allemagne, en Hongrie et en Italie ensuite, elle luttait courageusement pour poursuivre l’œuvre des ouvriers de Russie avec un seul mot d’ordre : l’abolition du mode de production capitaliste dont les contradictions avaient plongé la civilisation dans quatre années de guerre. Quatre années de barbarie sans précédent jusqu’à lors qui témoignaient de l’entrée du capitalisme dans sa phase de décadence.
L’affrontement qui, depuis des années, oppose les fractions bourgeoises rivales de l’opposition et du chavisme au Venezuela a franchi un palier supplémentaire dès les premiers jours de 2019.
Dans la première partie de cet article, nous avons mis en évidence la réaction de toutes les grandes puissances impérialistes pour endiguer la vague révolutionnaire et éviter qu’elle ne se répande dans les grands pays industrialisés de l’Ouest de l’Europe. Alors que les bourgeoisies d’Europe s’étaient entredéchirées durant quatre ans, elles faisaient désormais cause commune contre leur ennemi historique : le prolétariat mondial.
En novembre 2018, les deux principales organisations de la Gauche Communiste en Grande-Bretagne, le CCI et la Communist Workers Organisation (1), ont organisé des réunions publiques à Londres sur le centenaire de la révolution allemande. Il ressort nettement de ces deux réunions qu’il y a un consensus fondamental sur un certain nombre de points-clés de cette expérience :
La classe dirigeante est dans le pétrin à propos du Brexit. Deux mois et demi avant l’échéance du 29 mars, le vote sur l’accord de retrait s’est soldé par un refus significatif avec un record de 230 voix contre. Le Parlement n’est pas le seul à être divisé sur la question : les partis travailliste comme conservateur le sont également.
Dans la première partie de cette série,1 nous avons vu que les partis de gauche et d’extrême-gauche du capital ont un programme qui défend le capitalisme au nom d’une “nouvelle société” qui n’est rien de plus qu’une reproduction idéalisée du capitalisme lui-même.2 Pire encore, ils inoculent une vision de la classe ouvrière qui la nie complètement.

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