Trente ans après la chute du mur de Berlin et l'effondrement du bloc de l'Est, le monde s'enfonce à un rythme accéléré dans la misère, le chaos et la barbarie. Deux évènements de la situation internationale viennent en témoigner : une série de révoltes populaires dans des pays parmi les plus exposés à l'aggravation de la crise économique mondiale et un rebondissement récent dans l'équilibre des forces impérialistes en Syrie qui laisse présager de futurs développements du chaos guerrier mondial. Ces deux évènements sont traités respectivement dans deux articles de notre Revue.
Nous publions ci-dessous et en format imprimable un tract que le CCI diffusera dans les manifestations à venir. Nous invitons nos lecteurs à l'imprimer, à le distribuer et à le discuter autour d'eux.
La Libye est régulièrement sous le feu des médias depuis 2011, l’année de la liquidation de son défunt “guide” Kadhafi par les puissances de l’OTAN (France, Royaume-Uni et États-Unis). “Cette malheureuse Libye, que la guerre franco-britannique de 2011 a transformé en paradis pour les terroristes de Daech et d’Al-Qaida, hérite donc aujourd’hui d’une guerre civile. Les trafiquants d’armes, de drogue ou de migrants y prolifèrent et entrent rarement en conflit avec les djihadistes.
Il y a 150 ans, au début des années 1860, le mouvement ouvrier international en était encore à ses débuts et ses différentes composantes n’avaient pas encore acquis beaucoup d’expérience dans la création et la défense d’organisations politiques. Suite à la vague de répression qui a suivi les luttes de 1848, de nombreux membres de la Ligue des communistes ont dû s’exiler ou être traduits en justice, comme lors du procès contre les communistes à Cologne en 1852.
“Oui, c’est là où la Commune a commencé, là où ont été assassinés les généraux Clément Thomas et Lecomte, que s’élèvera l’église du Sacré-Cœur ! Malgré nous, cette pensée ne pouvait nous quitter pendant la cérémonie dont on vient de lire les détails. Nous nous rappelions cette butte garnie de canons, sillonnée par des énergumènes avinés, habitée par une population qui paraissait hostile à toute idée religieuse et que la haine de l’Église semblait surtout animer”.
Les syndicats quadrillent, aujourd’hui, le terrain de la contestation sociale. Sous la phraséologie radicale de la CGT ou de Solidaires, ils s’emploient méthodiquement à diviser les ouvriers, à les isoler les uns des autres, à les épuiser dans “leur” branche, dans “leur” boite, dans “leur” service. Mais ce travail de sape s’accompagne aussi de toute une campagne destinée à pourrir la conscience de la classe ouvrière et à l’empêcher de tirer les véritables leçons de ses expériences, tant de ses victoires que de ses défaites.
Partout dans le monde les attaques contre la classe ouvrière se généralisent et s'approfondissent[1]. C’est encore et toujours sur le dos des prolétaires que la classe dominante tente désespérément de freiner les effets du déclin historique de son propre mode de production et c’est toujours eux qui doivent payer la note ! Dans les pays "riches", les plans de licenciement se multiplient, en Allemagne et au Royaume-Uni en particulier.
Cinquante ans après les mobilisations ouvrières dans la ville de Cordoba en Argentine, nous revenons sur ces événements pour contribuer à une réflexion sur leur signification réelle, car ce sont ces mêmes cinquante années que l’appareil de gauche du capital a mis à profit pour inventer des versions mensongères de ces événements afin d’empêcher la classe ouvrière de tirer les leçons de l’expérience laissée par ces journées de lutte.
La chute du mur de Berlin a 30 ans. Et la bourgeoisie s’est une nouvelle fois mobilisée pour entretenir son grand mensonge. Films documentaires, émissions radios, journaux télévisés, articles de presse, commémorations publiques... autant de moyens mis à disposition pour répéter inlassablement que la chute du mur, le 9 novembre 1989, fut le symbole même de la “faillite du communisme”.

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