Le monde de la politique est chaque jour de plus en plus versatile. Un jour c’est la “taxe plastique”, un autre le mécanisme européen de stabilité. Les différents partis politiques n’hésitent pas à utiliser leurs désaccords pour embrouiller les idées du prolétariat et le détourner des réels problèmes. Tous ont la prétention de parler au nom du “peuple” italien, donc aussi des travailleurs.
Dans son roman de 1957, Le Dernier Rivage, adapté au cinéma quelques années plus tard, Nevil Shute imaginait l’Australie comme le dernier endroit sur Terre où les humains avaient survécu après qu’une guerre nucléaire avait détruit l’hémisphère nord. C’était un court répit puisque la radioactivité mortelle se déplaçait vers le sud et l’histoire décrivait comment les différents personnages abordaient la mort de la planète ainsi que leur propre tragédie.
Après l’assassinat ciblé par les États-Unis du stratège militaire iranien de premier plan, Qassem Soleimani, les discussions dans de nombreuses capitales du monde, en particulier en Europe occidentale (qu’elles aient ou non exprimé un soutien explicite à l’action américaine) ont porté sur la nécessité d’éviter une “escalade” des tensions militaires au Moyen-Orient.
Le mouvement contre la réforme des retraites a été mené de bout en bout sous le contrôle des syndicats. Ce sont eux qui ont appelé à la grève, eux qui ont choisi et organisé les journées d’action, eux qui ont dirigé les rares assemblées générales. Et ce sont eux qui nous ont menés volontairement à la défaite. Il ne faut pas être naïf, le gouvernement et les syndicats se sont concertés durant 2 ans… pour se préparer et parvenir à faire passer cette réforme !
“La grève la plus longue de l’histoire de la SNCF”. Tel est désormais le titre officiel de ce mouvement mené par les cheminots, en décembre et janvier. Même combativité et détermination du côté des agents de la RATP, mobi­lisés eux aussi sans relâche durant des semaines.
Après des années d’atonie, le mouvement social contre la réforme des retraites montre un réveil de la combativité du prolétariat en France. Malgré toutes ses difficultés, la classe ouvrière a commencé à relever la tête.
Depuis début décembre, venant de tous les secteurs et issus de toutes les générations, des centaines de milliers de manifestants descendent dans la rue contre la “réforme” des retraites. Dans les cortèges, la colère et la combativité sont évidentes. Depuis les luttes de 2003 et 2010 contre les précédentes “réformes” des retraites, nous n’avions pas vu en France un tel enthousiasme d’être aussi nombreux à se mobiliser tous ensemble contre cette attaque qui touche toute la classe des exploités : salariés du public et du privé, actifs et retraités, chômeurs, travailleurs précaires, étudiants.
Il y a trente ans, le mur de Berlin s’effondrait, traduisant la faillite des régimes staliniens honnis. Cet événement devait devenir par la suite le véritable symbole de l’implosion du bloc de l’Est. Cet anniversaire a été l’occasion pour la bourgeoisie, bien qu’elle fasse profil bas aujourd’hui, d’asséner les mêmes mensonges qu’hier.
À l’occasion de ces fêtes de fin d’année, la bourgeoisie ne cesse d’accuser les grévistes, notamment les cheminots, d’avoir “l’indécence” de “gâcher la magie de Noël”.

Pages