"L'Europe se militarise et annonce le plus grand déploiement de troupes depuis la guerre froide", "La guerre de la Russie contre l'Ukraine a brisé la paix et sérieusement altéré notre environnement de sécurité", tels sont les titres menaçants du sommet de Madrid. La Russie, mais aussi la Chine, sont ouvertement désignées comme des "ennemis de la démocratie". Le sommet de Madrid a été un exercice clairement belliciste.
Nous publions ci-dessous un courrier, que nous saluons pour sa réaction combative, qui dénonce la démocratie bourgeoise, ses journalistes et politiciens et leurs discours, en particulier ceux des faux amis du prolétariat que sont la gauche, les gauchistes et les syndicats. A l'heure où ces forces politiques tentent de reprendre du poil de la bête, usant de  mystifications et d'amalgames pour tromper le prolétariat, en particulier les jeunes générations dont une grande partie boude les urnes.
Quand, en ce 28 mai, les familles de supporteurs madrilènes et liverpuldiens se préparaient à passer 90 minutes de « parenthèses enchantées », elles pouvaient peut-être s’attendre à rencontrer quelques hooligans. Elles étaient pourtant loin d’imaginer que les véritables brutes auxquelles elles feraient face allaient être ces « hommes en bleu » supposément chargés de la protection de l’événement. Ce fut, en effet, une journée de terreur pour les victimes de l’État bourgeois.
Suite à la publication de la Déclaration commune par des groupes de la Gauche communiste (Courant Communiste International, Internationalist Voice et l'Institut Onorato Damen)[1] deux réunions publiques en ligne ont été organisées par ces groupes, l'une en italien et l'autre en anglais, pour discuter et clarifier la nécessité de la Déclaration commune et les tâches des révolutionnaires face à la guerre impérialiste et aux nouvelles conditions mondiales.
La guerre en Ukraine, qui manifeste et aiguise la propagation du chaos aux portes de l'Europe, est une étape importante dans l'accélération de la barbarie à laquelle nous conduit le système capitaliste. En effet, nous assistons à la convergence explosive des contradictions du capitalisme sous forme de désastre écologique, de résurgence des pandémies, d'inflation imparable, de guerres de plus en plus irrationnelles, d'exodes migratoires, de chacun pour soi, de déstabilisation et d'alliances de plus en plus circonstancielles, de dislocation et de fragmentation sociales, etc.
Début 2020, la crise mondiale du Covid-19 avait représenté le produit mais surtout constitué un puissant accélérateur de la décomposition du système capitaliste sur différents plans : déstabilisation économique importante, perte de crédibilité des appareils étatiques, accentuation des tensions impérialistes. Aujourd’hui, la guerre en Ukraine exprime un palier supplémentaire de cette intensification à travers une caractéristique majeure de la plongée du capitalisme dans sa période de décadence et en particulier dans la phase de décomposition, l'exacerbation du militarisme.
Six jours après l’attentat raciste de Buffalo, l’horreur s’est à nouveau abattue aux États-Unis, cette fois sur une école primaire, celle d’Uvalde au Texas, lors d’une tuerie qui a emporté la vie de 19 enfants et deux de leurs enseignants. Ce massacre sans mobile visant des petits gamins sans défense ne peut que glacer le sang. On n’ose imaginer la dévastation des familles et les traumatismes que devront porter, toute leur vie durant, les survivants.
Face à la guerre en Ukraine, le CCI s'appuie sur les contributions historiques de la gauche communiste pour défendre une position internationaliste. En pratique, cela signifie : - Aucun soutien à un quelconque camp dans les conflits impérialistes. - Opposition au pacifisme - Seule la classe ouvrière est une force de transformation sociale, qui aboutit au renversement révolutionnaire du capitalisme.

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