De la Slovénie en passant par la République tchèque, la Turquie, le Portugal, la Grèce, l’Italie, la France, l’Espagne, l'Allemagne, les Canaries, des centaines de milliers d’hectares de forêts et d’habitations sont aujourd’hui réduits en cendres avec toutes les conséquences écologiques et humaines que l’on peut imaginer. Même le Royaume-Uni a vu le feu ravager des milliers d’hectares dans la région de Londres. Dernièrement, la Californie s’est embrasée. Le parc du Yosemite et ses séquoias légendaires sont menacés par un incendie géant ayant cramé plus de 7 000 hectares.
La diversité de la réponse des organisations anarchistes au massacre impérialiste en Ukraine était assez prévisible. Dès sa naissance, l’anarchisme était marqué par une profonde révolte contre l’exploitation capitaliste, par une véritable résistance au processus de prolétarisation dans l’artisanat. Par la suite, en laissant de côté son rôle au sein de la petite bourgeoisie radicale, l’anarchisme a eu une influence sur une partie du prolétariat, apportant avec lui une vision qui tendait à osciller en permanence entre la bourgeoisie et le prolétariat.
En mars 2022, nous avons publié une première déclaration sur la guerre en Ukraine du groupe anarcho-syndicaliste KRAS en Russie, une expression courageuse de l’internationalisme opposé aux deux camps de cette guerre impérialiste. (1) Nous avons également publié un article sur l’incohérence de la réponse anarchiste à la guerre, qui comprend de véritables positions internationalistes comme celles du KRAS, mais aussi des déclarations ouvertement bourgeoises en faveur de la défense militaire de l’Ukraine, et même un
En réponse à la meurtrière guerre en Ukraine, le CCI a, de façon répétée, souligné le besoin d’une réponse commune de l’expression la plus cohérente de l’internationalisme prolétarien, la Gauche communiste, afin de créer un pôle de référence clair pour tous ceux qui cherchent à s’opposer à la guerre impérialiste sur une base de classe.
Alors que la Russie déverse en continu des tapis de bombes sur les villes ukrainiennes, à la fin de la réunion du G7, organisée dans le cadre bucolique des Alpes bavaroises, le 28 juin, les représentants des grandes puissances « démocratiques » répétaient en cœur : « La Russie ne peut et ne doit gagner ! » (Macron), faussement indignés face à l’horreur des combats, aux dizaines de milliers de morts et aux millions de réfugiés, à la destruction systématique de villes entières, à l’exécution de civils, au bombardement irresponsable de centrales nucléaires, aux conséquences économique
Dans toutes les guerres, les armes classiques et incontournables des États sont celles de la propagande de masse, de la manipulation et de la désinformation. Les grandes puissances démocratiques ont, depuis la Première Guerre mondiale, été un véritable creuset pour le contrôle des esprits, un laboratoire permettant d’imposer l’« union sacrée », d’obtenir l’adhésion de la population, en particulier le prolétariat, à la guerre et un « consentement » aux sacrifices. Manipuler l’opinion reste l’objectif central de la classe dominante pour masquer ses crimes et en préparer de nouveau.
Incontestablement, les enjeux auxquels la bourgeoisie française devait faire face lors de ces élections étaient particulièrement importants. Lorsque Macron déclarait le 24 février que « les événements [la Guerre en Ukraine] auront des conséquences durables, profondes sur nos vies », il voulait dire que la guerre qui venait de se déclencher en Europe allait impliquer la détérioration du niveau de vie d’une grande partie de la population française, en particulier de la classe ouvrière.
Voilà plus de quatre mois que la guerre sévit aux portes de l’Europe, quatre mois que dure ce spectacle macabre et ses milliers de victimes, ses millions d’exilés, ses scènes de destruction et de désolation, quatre mois donc que les carnages et la dévastation ont fait leur grand retour en Europe, accélérant ainsi la spirale guerrière dans laquelle s’enfonce le capitalisme.
La guerre en Ukraine n’en finit pas de charrier son torrent immonde de meurtres, de destructions, de viols et de souffrances pour les réfugiés tentant de fuir le feu furieux des belligérants.
L'éclatement de la guerre en Ukraine, aux portes de l'Europe participe dangereusement à l'accumulation explosive des contradictions du capitalisme : désastre écologique, résurgence des pandémies, inflation ravageuse, guerres de plus en plus irrationnelles du point de vue même de la bourgeoisie, alliances de plus en plus circonstancielles dominées par le chacun pour soi, déstabilisation de parties grandissantes du globe, dislocation et fragmentation sociales, exodes migratoires, etc.

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