Le 30 juillet dernier, 60,000 migrants, majoritairement des jeunes en provenance du Maroc, déferlaient soudainement sur l’enclave de Ceuta en quête d’un emploi dans l’Union Européenne. C’est en ce sens que leur souffrance doit interpeler la classe ouvrière mondiale, elle aussi victime de l’exploitation et du chômage. La dantesque traversée à la nage de ces jeunes désespérés provoquait la mort de 77 d’entre eux.